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▸ DORA · Risque TIC

DORA pour les établissements de paiement et de monnaie électronique

La conformité DORA pour les établissements de paiement et de monnaie électronique repose sur quatre piliers : un cadre documenté de gestion du risque lié aux TIC, la classification et la notification des incidents, des tests de résilience et un registre de tous les contrats TIC, le tout sous la responsabilité de l'organe de direction. Nous mesurons l'écart entre votre établissement et le règlement (UE) 2022/2554, comblons les manques et préparons les documents que l'autorité demandera.

▸ Cybersécurité
Règlement
(UE) 2022/2554, applicable depuis le 17 janvier 2025
Pour
EME, EP, prestataires d'information sur les comptes, PSCA
Vous recevez
Cadre, procédures, registre, plan
Sources
5
Sources vérifiées
23.10.2026
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DORA pour un EME, un établissement de paiement ou un PSCA : qui est concerné

DORA s'applique depuis le 17 janvier 2025 aux établissements de paiement et de monnaie électronique, y compris ceux qui bénéficient d'une exemption, aux prestataires de services d'information sur les comptes et aux PSCA agréés au titre de MiCA. Les établissements exemptés suivent le cadre simplifié de l'article 16.

L'article 2(1) énumère les entités financières visées ; pour le marché des paiements, les points utiles sont (b) les établissements de paiement, (c) les prestataires de services d'information sur les comptes, (d) les établissements de monnaie électronique et (f) les prestataires de services sur crypto-actifs. Une exemption au titre de la DSP2 ou de la directive sur la monnaie électronique laisse l'établissement dans le champ de DORA.

Le cadre simplifié des petits établissements

L'article 16 dispense des articles 5 à 15 les EP et EME exemptés et d'autres petites entités. Ils gardent un cadre documenté, une surveillance continue des systèmes, l'identification des dépendances clés envers les prestataires TIC et des plans de continuité avec sauvegarde et restauration, testés régulièrement. Le règlement délégué (UE) 2024/1774 en fixe le détail.

Le cadre de gestion du risque lié aux TIC selon DORA : son contenu

Le cadre réunit les stratégies, politiques, procédures, protocoles et outils qui protègent l'ensemble des actifs informationnels et TIC ; il est documenté et réexaminé au moins une fois par an. L'organe de direction le définit, l'approuve et en répond.

Le cadre s'intègre au système global de gestion des risques (art. 6(1)). Il est réexaminé au moins une fois par an, périodiquement pour les microentreprises, et après un incident majeur ou sur instruction du superviseur ; le rapport de réexamen va à l'autorité sur demande (art. 6(5)). Hors microentreprises, il faut aussi une fonction indépendante de contrôle du risque TIC (art. 6(4)) et un audit interne régulier (art. 6(6)).

La responsabilité de l'organe de direction

Selon l'article 5(2), l'organe de direction assume la responsabilité ultime du risque TIC. Le conseil approuve les politiques, et ses membres doivent comprendre ce qu'ils ont signé.

Sauvegarde et restauration

L'article 12 impose des politiques de sauvegarde documentées, avec périmètre et fréquence minimale selon la criticité des données, et des procédures de restauration. Nous les testons par une restauration réelle.

Délais de notification d'un incident majeur lié aux TIC sous DORA

Pour un incident majeur lié aux TIC, l'entité transmet une notification initiale, un rapport intermédiaire et un rapport final. La notification initiale part dans les 4 heures suivant la classification de l'incident comme majeur, et au plus tard 24 heures après sa détection.

L'article 19(4) de DORA fixe la séquence, et le règlement délégué (UE) 2025/301 fixe les délais :

  • notification initiale dans les 4 heures suivant la classification, au plus tard 24 heures après la prise de connaissance ;
  • rapport intermédiaire dans les 72 heures suivant la notification initiale, même si la situation n'a pas évolué ;
  • rapport final au plus tard un mois après le dernier rapport intermédiaire.

Si l'incident touche les intérêts financiers des clients, l'entité les informe sans retard injustifié (art. 19(3)). Nous préparons la procédure de classification, les rôles et les modèles, puis un exercice sur table pour que l'équipe tienne ces délais.

Le registre d'informations DORA et les contrats TIC

L'entité tient un registre d'informations sur tous ses contrats TIC, repère ceux qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes et remet le registre complet à l'autorité sur demande. Avant de signer, elle vérifie le prestataire.

Le registre est tenu au niveau de l'entité et du groupe (art. 28(3)). Avant un contrat, l'entité évalue la criticité du service et le risque de concentration, puis mène sa due diligence (art. 28(4)). L'article 30(2) liste les clauses obligatoires : services et sous-traitance, lieux de traitement, protection des données, niveaux de service, assistance en cas d'incident.

Chez un EME type, il contient le cloud, le traitement des paiements, le KYC, la messagerie, le CRM et la comptabilité. Nous le construisons et listons les contrats à modifier. Les questionnaires de vos partenaires relèvent de notre service questionnaire de sécurité.

Le volet TIC d'une demande d'agrément EME, EP ou PSCA

Le dossier d'un EP contient un document relatif à la politique de sécurité, celui d'un PSCA une documentation technique des systèmes TIC. Nous les alignons sur le cadre DORA.

L'article 5(1)(j) de la DSP2 exige une évaluation détaillée des risques des services de paiement et la description des mesures de contrôle et d'atténuation. L'article 62(2)(j) de MiCA exige une documentation technique des systèmes TIC et de la sécurité, avec une description en langage non technique. Le dossier d'agrément dans son ensemble relève de notre pratique agréments.

Exigences clés de DORA pour les EME et les établissements de paiement

ExigenceCe que cela signifieSource
Applicable depuis le 17 janvier 2025 (art. 64)Les exigences sont en vigueur, sans période transitoire restanteDORA, art. 64
Le cadre de gestion du risque TIC est documenté et réexaminé au moins une fois par an (art. 6(5))Il faut un rapport de réexamen présentable à l'autoritéDORA, art. 6(5)
Cadre simplifié pour les EP et EME exemptés (art. 16)Moins de formalités, les mêmes mesures essentielles de protection et de continuitéDORA, art. 16 ; règlement 2024/1774
Notification initiale d'un incident majeur : 4 heures après la classification, 24 heures au plus tardLa classification doit être rapide et suivre une procédure prêteRèglement 2025/301, art. 5
Registre d'informations sur tous les contrats TIC, remis en entier à l'autorité sur demande (art. 28(3))Chaque service cloud et chaque prestataire doit y figurerDORA, art. 28(3)
TLPT au moins tous les 3 ans, uniquement pour les entités désignées par les superviseurs (art. 26(1))Les établissements exemptés et les microentreprises sont hors TLPTDORA, art. 26(1)
Document relatif à la politique de sécurité dans la demande d'agrément d'un EP (art. 5(1)(j))Le volet TIC du dossier doit concorder avec le cadre DORADSP2, art. 5(1)(j)

Ce que vous recevez

  • Un rapport d'écarts entre votre pratique et DORA, avec priorités
  • Un cadre de gestion du risque lié aux TIC : stratégie, politiques et procédures écrites pour vos systèmes réels
  • Une procédure de classification et de notification des incidents, avec modèles et tableau des délais
  • Un registre d'informations sur les contrats TIC et la liste des contrats à modifier

Ce dont nous avons besoin

  • La liste des systèmes, services cloud et prestataires, même incomplète
  • Du temps de la part du responsable du risque TIC et de votre prestataire informatique
  • Les politiques en vigueur et les contrats avec les prestataires TIC
  • Une lettre de cadrage signée

Limites de la mission

  • L'autorité compétente évalue la conformité ; nous préparons l'établissement
  • Votre établissement dépose et signe les notifications d'incident ; nous préparons la procédure et les projets
  • L'avis juridique sur l'application de DORA à votre cas relève d'un avocat
  • Le TLPT est mené par un testeur indépendant selon les règles du superviseur ; nous y préparons l'établissement

Les risques d'un projet DORA seul, avec un chatbot ou un freelance

Seul
Des politiques génériques changent d'en-tête, et le registre des contrats reste vide. C'est la première pièce que l'autorité demande.
Chatbot
Il confond l'article 16 et le régime complet et cite des délais tirés de projets de normes. L'erreur se révèle le jour de l'incident.
Freelance
Il apporte un pack de modèles écrit pour une banque. Le conseil de l'EME finit par défendre des documents qui décrivent une autre organisation.

Questions fréquentes

Sources (vérifiées le 23.10.2026)

  1. Règlement (UE) 2022/2554 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (DORA)EUR-Lex
  2. Règlement délégué (UE) 2024/1774 de la Commission : outils, méthodes, processus et politiques de gestion du risque lié aux TIC et cadre simplifiéEUR-Lex
  3. Règlement délégué (UE) 2025/301 de la Commission : contenu et délais des notifications et rapports d'incidents majeurs liés aux TICEUR-Lex
  4. Directive (UE) 2015/2366 concernant les services de paiement dans le marché intérieur (DSP2)EUR-Lex
  5. Règlement (UE) 2023/1114 sur les marchés de crypto-actifs (MiCA)EUR-Lex
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